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26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 11:36

Albert Camus donc. C’est son anniversaire, y a des commémorations partout.

Albert Camus l’Algérie, l’engagement, la République Française et sa mère.

20 ans de plus que mon père qui l’admirait beaucoup.

Ça n’est pas que je cherche des points communs, c’est que Camus me saute à la figure.

Je lis un article dans lequel une américaine fille d’Algérie cite Noces à Tipasa. A propos de l’amour de Camus pour la terre, la mer, la lumière du pays.

J’ai un exemplaire de NOCES, très vieux, très abîmé, la couverture s’en est détachée, je l’ai enveloppé dans un sachet en plastique transparent et rangé sur une étagère près de mon lit.

C’est  ma mère qui me l’a donné, après leur divorce, quelques années plus tard je crois. Parce qu’elle ne voulait ni le garder ni le perdre.

Son exemplaire à elle, offert par mon père juste avant, ou juste après leur mariage (je n’ai pas le courage de l’ouvrir pour vérifier la date).

Avec une dédicace bien sûr, que j’ai relue, la dernière fois que je l’ai ouvert.

L’amour, la jeunesse, la promesse … je me suis dépêchée d’oublier les mots et de de me laisser envahir par les larmes. Parce que c’était trop.

L’amour, l’Algérie, les livres.

L’écriture de mon père, fine et trop légère, qui tient à peine sur les lignes, très difficile à déchiffrer, lettres à peine formées, elle court, elle vole.

J’ai beaucoup de lettres de mon père, pas du tout le courage de les relire, même pas une.

J’ai le temps.

Mais pour en revenir à Camus, ses attachements : l’Algérie et la France et sa mère.

Comme Willy. L’Algérie de son enfance et sa jeunesse, de ses études. La nationalité française du décret Crémieux. Le professorat, au service de la France quoi, quand même.

Quant à sa mère, « c’est tout un poème ! » aurait-il dit - ou n’aurait-il pas osé dire ? Il était le fils ainé, d’un père mort trop vite, il a toujours été très proche d’elle. Gratitude absolue et amour obstiné, envers et contre toutes.

Ses mutations conditionnées par les adresses de sa mère.

Ses dimanches (et les nôtres) tous à elle consacrés.

Et jusqu’au bout bien sûr, jusqu’à la maison de retraite où elle a dû terminer sa vie, jusqu’à ses 100 ans, jusqu’à ses 104 ans même, jusqu’à la fin.

Et sa mission vaillamment accomplie, le temps de se reposer un peu d’elle et d’écrire ses mémoires, parti lui aussi sur le sillage d’elle.

Mais je n’en sais rien. Je dis ça d’ici, à cause d’Albert et de sa fameuse phrase … Je crois qu’il ne me reste plus, en attendant de pouvoir ouvrir la boîte où sont les lettres de Willy, qu’à relire Camus.

 

rendez-vous du 26
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l'overblogozen d'anna rozen - dans mon père
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commentaires

nelly 29/12/2013 22:56

trés belle photo d'Oran ou d'Alger ???
A Bientôt

rozen 31/12/2013 10:30

normalement c'est Tipasa, si j'ai bien regardé !

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