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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 10:20

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La tristesse est toujours là, comme le vilain temps parisien*, tout de notre faute à ma tristesse et moi.

Ça n’empêche pas quelques liesses de temps en temps.

Parfois je n’arrive pas à savoir, quand mon humeur retombe, si c’est le deuil qui reprend le dessus, ou un vieux fond qui remonte à la surface.

Suis-je dépressive ? L’ai-je jamais été ?

Grave oui, rigolote et grave.

Je me souviens qu’à l’adolescence je nageais dans une sensation générale de dégoût et d’ennui, que celle qui m’envahit parfois n’est pas sans rappeler.

Qu’est-ce qui change ?

J’ai de moins en moins d’idées pour son « Je Me Souviens ».

Je crois que je n’irai plus à Toulouse.

Je suis tout étonnée que des amis fassent de nouveaux enfants.

Je n’ai pas du tout envie d’écrire (des livres) (Est-ce que j’écrivais pour qu’il soit fier de moi et maintenant ça ne serait plus la peine ? C’est un truc qui me fait bien pleurer ça, dans les films : le moment où le père inaccessible et/ou jamais content, dit enfin à sa fille qu’il est fier de ce qu’elle a accompli).

Je n’ai plus cette espèce de vertige des premiers temps.

J’attends le tour d’année complète …

 

J’ai écrit ça hier. *Et puis ce matin, le soleil m’attendant en bas de chez moi.

Et j’ai lu dans « L’économie sociale et solidaire, un guide pour une autre société »

Le texte de Jacques Généreux  où j’ai trouvé, entre autres idées réjouissantes, une phrase pour moi :

"L'histoire réussie d'un être humain qui apprend à construire sa liberté,

c'est une histoire qui va en permanence alterner cette fusion attachement-détachement ..."

Les livres qui me libèrent du travail, les amis qui me libèrent de ma famille, mes préférés qui me libèrent de moi-même.

Le va et vient, le balancier. Un jour heureuse, un autre moins et des nuances à tous les instants.

Et donc simplement, vu que le onzième ‘mensiversaire’ c’est aujourd’hui pile, je me souviens de mon père un peu plus que les autres jours

 

Je me souviens de sa voix quand il disait « entonces » ou « claro que si » qu’il pouvait très bien utiliser au milieu d’une phrase en français.

 

Je me souviens qu’il m’a offert deux fois le même livre, je ne sais plus si c’est « Le partage des eaux » de Alejo Carpentier ou « Les soldats de Salamine » de Javier Cercas, ou les deux.

 

Je crois me souvenir que quand il allait chez un médecin il emportait un chèque plié en deux dans sa poche.

 

Je me souviens qu’il n’aimait la paresse sous aucune forme. Quand on utilisait un mot trop vague pour qualifier un film, un moment  ou un plat, il demandait qu’on fasse un effort, qu’on lui propose un synonyme plus riche. Exemple : c’était bon ? Ouais, super ! Mais encore ? Excellent, délicieux, délectable !? 

 

Je me souviens qu’il a caressé pendant des années,  le projet de construire aux Grézhals, un bois au-dessus de la maison de ma mère, une maison écolo autonome avec des panneaux solaires sur le toit.

 

Je me souviens qu’il n’aimait pas qu’on « s’abrutisse » devant la télévision.

  

  

 

 

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