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26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 09:39

#VaisonLaRomaine #Voconces #tartine #méfiance

Il y a une autre spécialité de Vaison la Romaine (décidément, une semaine de séjour me fait de l’usage !) qui aurait bien amusé Willy : le peuple antique et même celtique qui occupait la région et a donné son nom à une des brasseries de la place aux platanes : les Voconces.

Il en aurait fait des blagues avec cette tribu. On en aurait bouffé des voconces !

A toutes les sauces. J’essaie ? Alors, vous avez pôssé de bannes voconces ?

D’accord, bon, j’arrête.

26 août : toujours se méfier si on vous propose une tartine de Voconces,

Et puisqu’il s’agit de jouer avec les mots, voyons les derniers qui ont retenu mon attention pointilleuse : tartine et se méfier.

Un matin que je mangeais rêveusement une tartine de pain de campagne à la confiture de cassis, je me suis demandé ce qui est venu d’abord : la tartine ou le verbe tartiner ?

En effet aucune raison qu’une tranche de pain se prenne pour une tartine tant qu’on n’a pas tartiné quelque chose dessus. Oui mais alors d’où vient tartiner ?

26 août : toujours se méfier si on vous propose une tartine de Voconces,

Tartiner vient de tartine qui provient lui-même en ligne directe de TARTE. Et pour ne pas confondre un pauvre bout pain garni, d’une exquise tartelette, on a fait tartine, d’où tartiner.

Hop, un souci de moins !

Quant à se méfier, j’y ai pensé dans la rue après avoir croisé un type face à qui je n’aurais pas aimé rester davantage que le temps de voir sa tête.

Et je me suis demandé comment on dirait en anglais, et dit que nous avions là-dessus probablement davantage de nuances que les anglo-saxons.

J’ai pensé : se fier, se méfier, se défier … mais du coup, quid du défi ?

Fi, c’est bien la foi, la confiance, celle qui fait qu’on y va tranquillou !?

On a défier et se défier, pas du tout le même sens !

Quant aux origines : se défier vient du latin diffidere tandis que défier est une construction de l’ancien français de dé et fier. Hm, mais est-ce que c’est fier come se fier ou comme Artaban ?

Ça marcherait aussi hein ?

Je savais que j’avais raison de me tortiller la tête, tout ça n’est pas du tout clair. Fier, comme se fier à quelqu’un, vient du latin fidus : fidèle.

(Et fier l’autre c’est ferus : sauvage, qui donnera féroce. Mais ne nous égarons pas.)

Entre temps, Mon ami PhE m’a proposé une nouvelle variation sur le nom des celtiques de Vaison que je ne résiste pas au plaisir de vous offrir : les femmes de la tribu dépassaient les hommes d’une bonne tête, c’est pourquoi on les appelait, Les Grandes Voconces.

Merci ! Bravo ! Willy aurait été fier de lui.

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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 10:36

A Vaison la Romaine, des amis nous ont indiqué l’épicerie fine qui soldait ses stocks. Une dame belge qui avait mal choisi son emplacement et se lassait finalement de ses voisins vendeurs de maillots de bain.

Je me suis jetée sur l’huile d’olive, Vaucluse oblige. On a pris du Vacqueyras pour le dîner, pareil, bon voisinage.

Quant à cette petite boîte en métal, elle m’a tiré l’œil : le format compact, l’étiquette à l’ancienne … des sablés de bonne composition, avec de la poudre d’amande. Je l’ai prise avec le reste.

Tradevous renditionnel
Tradevous renditionnel

Et ce n’est qu’en rentrant à l’hôtel que j’ai découvert le calembour sur les étiquettes.

Tout enchantée.

Je le lisais, je le relisais, à voix haute.

Très réjouissant de trouver ce jeu de mots - qu’on verrait bien sur les produits colorés, fun, genre Michel et Augustin - discrètement lové au creux des gravures chic, mine de rien. Caché presque. Clin d’œil d’une gratuité totale, pur plaisir de jouer avec les mots.

Faut-il que j’ajoute à qui j’ai pensé ?

A y revenir je m’aperçois qu’ils ont un peu triché, naturellement je lisais Tradisserie Patitionnelle, mais il a fallu qu’ils y ajoutent de la passion, quitte à retrancher une syllabe.

Je leur pardonne, allez.

Et puisque je joue avec les mots – ce cinquième 26 juillet, quatrième anniversaire, m’y convie – j’y joins une nouvelle facétie de mes patates. En hommage.

Tradevous renditionnel

Je n’insiste pas sur le côté anniversaire, nous nous sommes compris.

Je profite de ce PS pour solliciter mes lecteurs et lectrices, sur une petite question technique : je me suis aperçue qu’Overblog collait des pubs sur ma page.

On peut les éviter si on charge un bloqueur de pub (ABP est très bien - https://adblockplus.org/fr/).

Mais je vous serais reconnaissante de m’envoyer un petit mot, par mail, sms, lettre manuscrite, télégramme, parchemin, pigeon voyageur ou bouteille à la mer … de manière à ce que je sache à quel point overblog est agréable ou non à lire et si je dois changer d’adresse.

(Sachant que j’en ai déjà une de rechange - garantie sans pub - sur laquelle il n’y a pour l’instant qu’un seul article. http://rozenblog2.blogspot.fr/)

Je vous en remercie d’ores et déjà et vous souhaite un bel été tendre et joyeux.

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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 15:31

Pour ceux d'entre vous qui ne sont pas venus à La Loge dimanche 26 juin, pour les deux dernières siestes acoustiques de la saison.

Aussi pour ceux qui sont venus et qui se demandent quel est ce texte formidable (et bouleversant) que j'ai lu (magistralement).

Le voilà, le voici, un inédit ...

J’ai bien vu le chanteur de rock, au bord du podium, il te dévisage un maximum Oh mais je sais que tu t’en fous, je suis comme un paon qui fait la roue …

Je m’arrêterais bien à tous les mots, tant ils racontent chacun leur temps, dans un concentré fulgurant. Le chanteur de rock ! le podium ! un maximum ! … me projettent immédiatement à la fête du village.

Au pied du plancher monté sur la place de l’église, au bout duquel trône « le podium » chargé de « la sono ». Les gars en bleu sont encore en train de clouer les planches sur les travées. Je suis venue jeter un œil, sous prétexte d’une course à l’épicerie-café-tabac-dépôt de pain, qui existe encore à l’époque.

Ce soir ce sera le bal.

Avec un orchestre itinérant et un chanteur nase, mais dans la nuit d’été, sur « Pour un flirt » gros tube, on rêvera qu’il se passe des choses qui ressemblent à « Tu me fais planer ».

y a pas que de la musique aux siestes acoustiques

Et je suis le roi du bal, moi qui n’étais qu’un petit mickey …

Nous sommes tous des petits mickeys, filles et garçons, gens d’ici encore nombreux, vacanciers de passage ou réguliers. Ce soir, nos parents feront le tour de la fête avec les petits, les emmèneront à la pêche aux canards et manger une glace, pendant que nous, les ados, aurons la permission de minuit, perdus entre les ombres et les lumières de la piste. Ton amie Chantal n’a trouvé personne, mon frère et ses copains font les cow-boys au bar

Nous on est tout seuls à dix mètres au-dessus du sol, tout s’éteint, c’est trop bien de danser dans le noir

Evidemment je cite de mémoire, cette chanson n’est pas une chanson, c’est mon histoire. Mon amie Chantal habite toujours là-bas, dans la belle campagne de mes étés d’enfance. Je n’ai jamais eu de frère, mais mon amie Nicole et ses cousins faisaient probablement les cow-boys à la buvette, pendant que moi je rêvassais au bord de la piste, voire dans les bras, en tout cas, les mains sur les épaules, d’un type que je n’avais jamais vu de ma vie et qui ne me plaisait pas plus que ça. Mais qui avait eu la gentillesse de m’inviter à danser un slow.

Tu me fais planer, lalila lilalilé … tu me fais planer oh oh yeah

Ça pour planer, je planais, moi qui n’ai jamais pris aucune drogue, je planais sur la musique, l’idée de la musique, l’idée de Michel Delpech, de la douceur de sa voix qui passait à travers celle de son pâle imitateur par la simple vertu de ses mots, de ma mémoire et de mon imagination échauffée par les odeurs de barbe à papa et de pétards de pistolets à amorces. Je suis dans les bras de n’importe qui, mais je suis transportée quand même.

Il essaie de frotter son début de moustache contre ma bouche, je détourne la tête, il hausse les épaules. Ça ne coûte rien d’essayer.

Quand le slow sera fini, il me dira merci, moi aussi. Et il ira tenter sa chance avec une autre, moins inexpérimentée ou moins difficile.

Je resterai sur les planches, tournoyant, les bras pendants comme des ailes paresseuses.

J’ai 14 ans, en attendant que ma vie décolle, je me fais planer toute seule.

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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 16:52

#monPère #pigeonRamier #VictorHugo #bruyère #SiesteAcoustique

J'ai une excuse : j'ai passé trois jours emportée dans la musique

vendredi 24 et samedi 25 à Dijon, pour d'excellents concerts en appartement

avec, par ordre d'apparition : Maeva Le Berre, Albin de la Simone, Brigitte Giraud

Bastien Lallemant, Charles Berberian,

Donia Berriri/Achille, Vincent Almendros, Diane Sorel, Katel/Ktl et JP Nataf

Le 26, encore sous le charme, je n'ai eu que le temps de reprendre mes esprits avant de rejoindre la répétition de la Sieste Acoustique (où j'ai moi-même lu ET chanté)

Voilà comment je me retrouve dans la position absurde de rédiger mon mot du 26 juin le 27

j'espère que vous accepterez, vous lecteur(trice) fidèle, mes excuses, ce 'flyer' faisant foi.

26 + 1 ça devait arriver !

Quelques jours avant le 26, je me creusais la tête pour trouver quelque-chose à vous raconter. Quand même pas la kippa abandonnée sur un banc, sous l’érable en fleurs - dans le square où je m'étais réfugiée pour pleurer à l’aise le 26 juillet 2012 - ?

J’ai reconnu l’érable cette fois, parce que la semaine dernière à Nancy j’en ai confondu un, très grand, très haut, très beau, classé, protégeant la cour des amis chez qui j’étais, de toute construction-obstruction future, avec un tilleul.

Je ne le savais pas, mais certains érables produisent, comme les tilleuls, des petits bouquets de fleurs jaune-vert au parfum de miel soulignés d’une seule feuille longue et pâle, une par bouquet.

Et à part ma découverte botanique ?

Des indices de ci de quoi ?

Des surprises ?

Dans un élan d’énergie je me suis imaginé vous décrire aussi souvent que possible « la surprise du jour ». Seulement voilà, je n’ai pas de surprise tous les jours. Et comment distinguer la surprise tant que le jour n’est pas terminé ?

Est-ce que la cascade du gros pigeon ramier, perché sur un arbuste fragile – se penchant un peu trop vers un fruit minuscule, il a manqué tomber comme une grosse poule mais s’est rattrapé de quelques coups d’ailes peu gracieux, ayant vu que je l’avais vu, il est resté immobile un long moment, dignité froissée, m’a-t-il semblé. Il faut dire que je l’ai montré du doigt. Personne n’aime qu'on se moque…

Est-ce que la cascade du pigeon compte comme surprise du jour ?

26 + 1 ça devait arriver !

Et quelques heures plus tard, une autre surprise.

Dans le métro, un type qui chante –mieux que la plupart –en s’accompagnant à la guitare.

Demain dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne ! Il a mis en musique le poème de Victor Hugo que je reconnais immédiatement pour avoir beaucoup souffert dessus quand j’avais … une dizaine d’années, je pense.

Je me vois encore, je me sens encore, debout dans le bureau de papa, ouvert par une demi cloison sur le salon, à me tortiller parce que je le trouvais difficile … J’irai par la forêt, j’irai par la montagne … je ne puis … demeurer ! … loin de toi plus longtemps … descendant vers Harfleur … un bouquet de … un bouquet de houx … vert et de … gruyère en fleur !

Et de gruyère en fleur. Qu’est-ce qu’on a ri. Mais ri. Papa et moi, ri comme des fous.

Moi trop bien sûr, ne pouvant plus m’arrêter, me croyant délivrée du travail par cette trouvaille inespérée. Il a fallu qu’il me remette sur les rails : allez, tu la redis en entier une dernière fois, moi aussi j’ai du travail.

Je ne vois pas comment j’aurais pu éviter un nouveau fou rire entre le houx vert (dont je ne me souviens jamais, il a fallu que j’aille le chercher, là) et … le gruyère en fleur.

26 + 1 ça devait arriver !

Pour toujours Demain dès l’aube, le poème d’Hugo à sa fille morte quatre ans plus tôt -

tiens, quatre ans plus tôt – est accroché pour moi à ce fou-rire avec Willy.

Gruyère en fleur forever.

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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 11:57

Je suis d'ordinaire très réticente à exprimer des opinions, qui me semblent toujours frôler le cliché, quand elles ne sont pas tout simplement ennuyeuses.

Mais là, je lui en veux et je sens qu'il faut le dire.
J'en veux au Président de la République de me faire éprouver des sentiments affreux, ridicules, indignes.

Je lui en veux de me faire entrer maintenant du côté de ceux qui disent : les politiques ne tiennent pas leurs promesses, tous pourris.

Avec son "Moi Président" il a soulevé une vague d'espoir qui m'a emportée avec tous les gens de gauche qui attendaient ça depuis longtemps.

J'ai cru, véritablement, qu'il allait s'attaquer à la dictature de la finance, au moins instaurer enfin la taxe sur les transactions.

J'ai cru qu'il allait lancer une politique de gauche, sociale et soucieuse d'écologie.

De quel côté que je me tourne j'entends des sirènes de police et ne vois que des réformes qui auraient satisfait notre précédent furieux de droite.

Je lui en veux aussi de me défier maintenant de l'information, de la télévision, de la presse, des journalistes. Je sais bien que les groupes de presse sont aux mains des capitalistes les plus agressifs, pas nouveau mais de plus en plus flagrant. Je vois bien qu'il n'y a plus rien pour moi dans ces déferlements d'appels à la trouille.

Voilà, finalement ce fut plus bref et moins difficile que je n'aurais cru.

Donc, pour conclure sur une note moins négative : je ne crois plus à rien mais refuse de céder à la peur et ne m'informe plus que par des biais choisis (mon réseau Face Book, riez, rions ensemble ; France Culture ; La NY Review of Books, libérale à l'américaine celle-ci ; et Fakir, le journal qui est fâché contre tout le monde, mais donne de l'appétit.)

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26 mai 2016 4 26 /05 /mai /2016 09:44

Dans ma récolte du mois, des lectures et encore des lectures.

Je ne sais plus qui disait qu’on trouvait toujours ce qu’on cherche dans les livres, en plus de ce que l’auteur y a mis. Dans tous les livres, toujours, et puisque de fait, on passe sa vie à chercher. Des occasions de se réjouir, de quoi faire tourner le moulin de son cerveau, des pistes, des signes.

les petits cailloux du 26

Dans les Souvenirs Pieux de Marguerite Yourcenar, je tombe en arrêt devant le mot chaude, émerveillée par sa symétrie en forme de cheminée : petit montant extérieur, grand montant intérieur de chaque côté, protégeant au centre la double voyelle petite, bien au chaud justement … Dans sa phrase, un cheval retourne « vers la bonne écurie chaude … » Le ‘au’ comme petit feu au milieu, je l’imagine dessiné : deux lettres de flammes. Le c et le e sont des boules de cuivre ou de laiton ciré, décoratives ; le h et le d sont faits de pierre, solides et droits. Je m’émerveille que ce mot, que j’ai dû lire des milliers de fois, me soit soudain apparu dans toute son harmonie évocatrice.

les petits cailloux du 26

Dans My Life as a Man de Philip Roth, ce passage : Only in the classroom, as far as I knew, was it possible to approach one another with the intensity ordinarily associated with love, yet cleansed of emotional extremism and free of base motives having to do with profit and power.

(Il n’y a qu’en classe, il me semble, qu’il soit possible d’avoir avec les autres, des relations d’une intensité qu’on associe plus volontiers à l’amour, mais absolument dégagées des excès sentimentaux comme des basses motivations du profit ou du pouvoir)

les petits cailloux du 26

J’y vois un nouvel éclairage (la phrase a dû être écrite au plus tard en 1974, mais bon, nouveau pour moi) sur les raisons pour lesquelles Willy, et ma mère aussi, se sont épanouis dans ce métier difficile.

La vie intense et des interactions sans ambigüité ni poids ... qui n'en rêverait pas ?

Dans My Life in France, Julia Child raconte un épisode où elle et son mari, complètement débordés, se demandaient s'ils allaient répondre à une invitation, célébrer la nouvelle année de l'autre côté de l'Atlantique avec leurs amis français ... bref, ils se secouent, se disant en substance : tant pis pour tout, on y va, le plus important ce sont les gens !

Je n'ai pas marqué la ligne d'un post-it comme je fais d’habitude pour ensuite noter les phrases typiques ou qui résonnent en moi. Je me suis dit "pas la peine, c'est la base".

les petits cailloux du 26

Mais à la réflexion, tout le monde ne pense pas de la sorte.

Si pour moi c'est la base, une des bases, c'est que mon père nous l'a inculquée.

C'était La Base dans sa famille, par suite dans la nôtre.

Je crois bien avoir réussi à transmettre ce beau réflexe à ma fille.

Quant à moi, je suis parfois obligée de me le rappeler : les gens d’abord ! avant les livres, avant le sommeil, avant les chats :-)

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26 avril 2016 2 26 /04 /avril /2016 09:49

Dans le garde mémoire de l’Association Pour l'Autobiographie, un certain Jacques Place se décrit dans sa jeunesse comme « féru de calembours et de jeux de mots … fatigant vite les jeunes filles. »

Sourire attendri.

A la première page du premier chapitre de 'Uneasy Money' de PG Wodehouse :

William FitzWilliam Delamere Chalmers, Lord Dawlish, had no secret sorrow.

Double dose de William et rien de triste.

... je ne perds pas le fil

Ce ne sont pas les rampes de lancement qui manquent.

Ce matin gris, par la fenêtre de la cuisine, un éclat lumineux métallique dans la cour attire mon regard. C'est une grappe de ballons gonflés à l'hélium, tout argent, de formes diverses. Une de nos voisines prépare un spectacle autour du nuage de Tchernobyl pour le trentième anniversaire de la catastrophe nucléaire.

... je ne perds pas le fil

Les anniversaires ne manquent pas non plus.

Ni les occasions de regarder sa jeunesse de loin : Prince disparu, Billy Paul envolé, Papa Wemba, le parrain de la Sape, dessapé pour l'éternité.

Je suis passée hier place de la République, en plein jour, il faisait tout aussi gris qu'aujourd'hui, je pensais voir un bout d'Assemblée Générale, quelques assis de la Nuit Debout ... mais rien : trois flics surveillant la sortie du métro, deux types qui trimballaient un grand machin recouvert d'un tissu noir dans un caddy de supermarché.

Faut que je me renseigne.

Il fait froid et moche, le printemps replie ses ailes avant l'élan de mai.

Que vous dire ?

PS : à propos de la République déserte, on me signale que l'université populaire, l'AG, les concerts et tout ça debout, c'est seulement l'après-midi, voire en fin d'après-midi // en même temps, je suis nouille, sinon ça s'appellerait la journée debout // il faut bien qu'on dorme !

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19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 15:04
j'imagine qu'il a trois ou quatre ans, là, sous la main de Szaja, en compagnie de Hannah et Charlotte

j'imagine qu'il a trois ou quatre ans, là, sous la main de Szaja, en compagnie de Hannah et Charlotte

moi j'ai trois ans ... je trouve que nous nous ressemblons énormément

moi j'ai trois ans ... je trouve que nous nous ressemblons énormément

pour ce quatrième non-anniversaire, j'embrasse tous ceux qui l'ont aimé

et aussi tous ceux qui me suivent

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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 12:50

si tout va, on peut visionner un petit film réalisé par Willy en 1964 ...

on y voit ... un bateau ... des enfants ... leur mère ... et Willy qui joue au ballon dans les bois !

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26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 12:22

#DavidLodge #RichmalCrompton #Uxellodunum #Gaulois #Lot #famille

Je trouve mes petits cailloux blancs dans les mémoires de David Lodge "Quite a Good Time to be Born" .

Son 'bon moment pour arriver sur terre' c'est un an après Willy.

Autant, il est drôle dans ses romans, autant ses mémoires sont un peu sérieuses ...

La vie, mesdames et messieurs !

On y apprend, entre tant, que son père, un musicien qui travaillait dans les salles de cinéma et les bals, s'appelait William.

Mars à Pâques

Et que parmi les lectures favorites du tout jeune David, figurait une série de romans comiques pour ados, écrite par une certaine Richmal Crompton, dont le personnage central se nomme ... vous l'avez deviné : William.

Encouragée par mes souvenirs personnels de lecture de Bennett et Mortimer, une série comique, tout aussi britannique, J'ai immédiatement passé commande de "More William" (plutôt que William at War, William the Pirate ou William in Trouble, en tout une quarantaine de titres) qui trône maintenant, face en avant dans ma bibliothèque.

Richmal Crompton (1890-1969) née dans le Lancashire était enseignante et suffragette, sa série a eu beaucoup de succès.
Richmal Crompton (1890-1969) née dans le Lancashire était enseignante et suffragette, sa série a eu beaucoup de succès.

Richmal Crompton (1890-1969) née dans le Lancashire était enseignante et suffragette, sa série a eu beaucoup de succès.

Pas d'autres cailloux de Mars, je vais donc pouvoir vous raconter une petite chose typique de la famille. C'était dans le Lot, 46.

Nous nous sommes retrouvées, ma Man, ma sœur et moi-même sur le site d'Uxellodunum.

Site du dernier combat des Gaulois contre César en 51.

Mars à Pâques

Je pense que les Gaulois et même César auraient été tout à fait impressionnés, voire contraints au pacifisme total, s'ils avaient été confrontés à nos interminables protestations prononciatrices.

Vaut-il mieux donc dire : uxèlodounom, ouxèlodounom, uxèlodunume, ou quoi ou qu'est-ce ? Et en vertu de quoi le vaudrait-il mieux ?

Je pense que Willy aurait beaucoup aimé cet échange et que toute personne étrangère à cette famille de dingues aurait tourné les talons au bout de trente secondes.

Mais nous nous sommes bien amusées.

Tout ça pour dire ?

Que malgré tout autour, et toutes choses égales par ailleurs, je vous souhaite doux et intéressant, neuf et caressant, le printemps qui s'installe.

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