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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 11:57

Je suis d'ordinaire très réticente à exprimer des opinions, qui me semblent toujours frôler le cliché, quand elles ne sont pas tout simplement ennuyeuses.

Mais là, je lui en veux et je sens qu'il faut le dire.
J'en veux au Président de la République de me faire éprouver des sentiments affreux, ridicules, indignes.

Je lui en veux de me faire entrer maintenant du côté de ceux qui disent : les politiques ne tiennent pas leurs promesses, tous pourris.

Avec son "Moi Président" il a soulevé une vague d'espoir qui m'a emportée avec tous les gens de gauche qui attendaient ça depuis longtemps.

J'ai cru, véritablement, qu'il allait s'attaquer à la dictature de la finance, au moins instaurer enfin la taxe sur les transactions.

J'ai cru qu'il allait lancer une politique de gauche, sociale et soucieuse d'écologie.

De quel côté que je me tourne j'entends des sirènes de police et ne vois que des réformes qui auraient satisfait notre précédent furieux de droite.

Je lui en veux aussi de me défier maintenant de l'information, de la télévision, de la presse, des journalistes. Je sais bien que les groupes de presse sont aux mains des capitalistes les plus agressifs, pas nouveau mais de plus en plus flagrant. Je vois bien qu'il n'y a plus rien pour moi dans ces déferlements d'appels à la trouille.

Voilà, finalement ce fut plus bref et moins difficile que je n'aurais cru.

Donc, pour conclure sur une note moins négative : je ne crois plus à rien mais refuse de céder à la peur et ne m'informe plus que par des biais choisis (mon réseau Face Book, riez, rions ensemble ; France Culture ; La NY Review of Books, libérale à l'américaine celle-ci ; et Fakir, le journal qui est fâché contre tout le monde, mais donne de l'appétit.)

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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 10:59

Je me le demande : qu’est devenue la robe d’hôtesse ?

Je gougle et je tombe directement sur le catalogue La Blanche Porte, autant dire le temple de la ringardise absolue !

Et pourtant … Comment s’habiller, effectivement, quand on reçoit chez soi, pour un dîner presque improvisé, une petite bande d’amis choisis ? Garder ses vêtements de la journée ne se fait pas, sortir sa robe à paillettes alors que les amis arrivent du métro, pas davantage. Donc quoi ?

Ni trop, ni trop peu, élégante ET confortable, avec la robe d’hôtesse vous êtes sûre de vous – et moi avec -.

Je ne sais plus du tout pourquoi j’ai repensé à ça. Le mot m’est passé par la tête.

Dans les années 70 la robe d’hôtesse (maintenant que je l’ai retrouvée, je ne m’en lasse plus) était une invention à mi-chemin entre la robe de chambre et la robe du soir. Une excuse pour porter du long à la maison.

J’ai beau fouiller dans ma mémoire, je ne trouve pas d’image. Que le mot. Je suis pourtant certaine que ma mère, comme ses amies de l’époque en possédait au moins une.

Toute boutonnée devant ?

Les ambiances qu’elle évoque sont teintées de John Updike – soirées cocktail entre voisins upper middle class – et du Ice Storm d’Ang Lee – alors que la glace fait céder les câbles électriques sur la route où jouent les enfants, leurs parents papotent autour de la cheminée après avoir jeté les clefs de leurs voitures dans un bocal …

qu'est-elle donc devenue ?

J’avais moi-même une robe un peu russe, à motif cachemire couleur feu, longueur mi mollets, manches resserrées au poignet, empiècement poitrine et zip tout le long du dos. Vaste et douce … Que je ne portais qu’à la maison, l’hiver, avec de grosses chaussettes de laine écrue roulées aux chevilles. Une robe disparue.

Mais bon, on ne reçoit pas ses amis en chaussettes, ou alors un par un …

Ce qui nous amène au problème le plus épineux, celui qui explique peut-être la disparition de la robe d’hôtesse elle-même : quelles chaussures porter avec ???

La réponse est à la fois simple et compliquée : des MULES !

Mais oui, ces demi-souliers avec ou sans talon, avec ou sans houppette décorative, qu’on doit balancer nonchalamment à la pointe des orteils, à condition de ne pas s’être lamentablement vautrée sur la carpette juste avant. En plus d’être rarement à votre taille exacte, la mule est traître on ne le dira jamais assez, surtout quand on l’enfile sur des bas.

Pourquoi croyez-vous qu’on n’en offre plus jamais à Noël ?

Bon ben voilà, la robe d’hôtesse ET les mules, je crois qu’on a fait du bon boulot.

Je nous embrasse.

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